Sujet technique
Corrosion et dégradation des parties basses
Le mal se voit rarement de la rue. Il travaille entre l'équerre et la traverse, sous une plaque de renfort, derrière une tôle posée pour protéger.




La corrosion touche le bois comme le métal, et les deux se contaminent. L'humidité, les intempéries et le temps sont les causes principales. Sur le métal, la rouille affaiblit les éléments ; sur le bois, l'humidité entraîne pourriture et éclats.
Le point sensible est toujours le même : le pied du vantail. L'eau y descend, y stagne, et ne sèche jamais complètement.

Trois pièges classiques
Les photographies de cette page ont été prises sur des chantiers réels — rue Saint-Maur, rue de Villedo, rue Paul-Lelong, rue Gramme. Elles montrent trois configurations que l'on retrouve partout.
- Entre l'équerre et la traverse basse : l'eau s'infiltre dans le joint, l'acier gonfle en rouillant et ouvre l'assemblage du bois de l'intérieur.
- Sous les plaques de renfort en U : la plaque tient le vantail, mais elle retient aussi l'eau contre le bois. Le désordre se développe à l'abri du regard.
- Derrière une tôle de protection : posée pour préserver le bas de la porte, la tôle cache la dégradation au lieu de l'empêcher. À Fontenay-aux-Roses, le bois derrière la tôle était ruiné.

Ce que l'atelier fait
Traitement contre la rouille, remplacement des sections endommagées, application de protections durables. Sur le métal déposable, le traitement passe par le sablage, l'électrozingage et le thermolaquage ; sur le bois, par la dépose des parties mortes et le façonnage de pièces neuves.
Une porte diagnostiquée tôt coûte beaucoup moins cher qu'une porte que l'on a laissée descendre : quand les pivots sont détruits et que les montants ont cédé, la reprise devient une reconstruction.

Relevé de désordres
Corrosion relevée sur des portes parisiennes













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